La Pergola - Marseille

Formule choisie:
Menu en 3 temps "entrée + plat + dessert" à 25€: tartare de tomates, encre de seiche et œuf sur le plat; longe de cochon, poivrons confits et trilogie de choux de couleurs; gratin brioché aux nectarines + 1 verre de vin blanc Château du Tariquet à 5€

Qualité/Prix: 4,5/5
Unis dans la vie comme à la crèmerie, Coline Faulquier, ancienne disciple d'Eric Fréchon, aujourd'hui chef de son propre établissement et Julien Costa, concepteur du lieu, s'évertuent à présenter au quotidien six créations originales à l'ardoise. L'ancienne candidate de Top Chef 2016 propose trois danses à partir d'une carte éphémère de deux entrées à 9€, d'un plat de viande à 14€, d'un plat de poisson à 16€ et de deux desserts à 8€. Sur la piste, le client, diverti par une maigrelette mais fine sélection de vins (au verre) de tout horizon, choisit alors entre un tango à deux temps ("entrée + plat" ou "plat + dessert") à 19€, une valse à trois temps ("entrée + plat + dessert") à 25€ et un rock à 4 temps ("entrée + poisson + viande + dessert") à 37€.

Cadre/Décor/Service: 2,5/5
A proximité de l'emblématique Marché aux Puces, se dresse un discret pavillon où rien ne laisse présager qu'un restaurant s'y cache. Après avoir foulé les graviers à l'extérieur, la spacieuse salle, pavée d'un carrelage quelconque et coiffée d'un très haut plafond aux interminables suspensions, accueille une foule de gourmands curieux, parfois venus de très loin pour apercevoir la jeune marseillaise à l'œuvre. Tablier dédicacé et autres vestiges de son ancienne médiatisation fièrement exposés dès l'entrée, vulgaire étagère en bois cernée de deux caves à vins de type armoire, tête de maure haut perchée sous les toits, chaises dépareillées et pans de murs de briques rouges: tous ces éléments, sans réelle harmonie, n'aident en rien à la chaleur de la pièce, heureusement stimulée par un service enthousiaste bien que dépassé.

Cuisine: 7,5/10
Après la mise en bouche, notable attention dans une telle formule, la graphique et fraîche entrée déboule sur la table en verre. Un soin particulier est apporté à la présentation: un œuf sur le plat débité à l'emporte-pièce, des spaghetti à l'encre de seiche disposés en nid et un tartare de tomates finement coupées. Cette délicatesse féminine, fil conducteur du déjeuner, poétise le premier acte à l'équilibre déconcertant. Les purées onctueuses, les choux-fleurs croquants et la longe de porc moelleuse du plat viennent corroborer les qualités d'une cuisine juste aux cuissons respectées. La promesse du dessert n'est malheureusement pas tenue, tout du moins pour le côté brioché. Bien que les nectarines gratinées et ses quelques pointes de caramel combinent à merveille, la texture de la pâte des fondations, un tantinet humide, laisse dubitatif. Cette perplexité se mue en certitude quant à la qualité des petits pains proposés tout au long du repas: trop mous, trop élastiques, trop denses... Bien trop de trop pour si peu.

Note globale: 14,5/20

175 chemin de la Madrague Ville, 13002 Marseille (ouvert du lundi au vendredi, de 12h à 14h30 et le vendredi à partir de 20h)



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